jeudi 26 mars 2015

Of Snowmen and Northern Lights. D'aurores boréales et bonhommes de neige

Petites anecdotes sur ma vie ici, à Lethbridge. Première chose, dimanche de la semaine dernière, il a neigé de la neige parfaite pour la construction de bonhommes de neige. J'ai donc proposé à plusieurs amis de participer à la fabrication et ce fut un succès complet. J'ai environ 8/9 amis qui ont participé. On a bien rigolé. Et j'étais tellement heureuse ! De la neige bien compacte ! On a même fait une bataille de block de neige (oui, oui, block, pas boules).

A few anecdotes about my  life here, in Lethbridge. First off, Sunday form last week, it snowed perfect snowmen snow. I thus offered a few friends to come and join me in the fabrication and it was a success! I have about 8/9 friends who took part in my craziness. And we had a blast. I was so happy! Good, compact snow! We even had a snowblocks (yes, blocks) fight!





Qu'est-ce que c'est bien de jouer dans la neige ! I love playing in the snow

Et je parle d'aurores boréales, parce que la semaine dernière était une semaine à aurores boréales. Forcément, le jour où c'était le plus facile de les voir, il neigeait donc le ciel était bouché. Toutefois, nous avons tenté notre chance avec Mélanie et Maddy, une amie de l'université. Et nous en avons eu. Nous l'avons eu au tout début alors elle était assez faible et je n'ai pas pu prendre de photos mais c'était quand même assez impressionnant. Un avant-goût de quand elles sont plus lumineuses ! Du coup, maintenant, je fais de la chasse à l'aurore boréale. Je reçois de alertes sur ma boite mail qui me disent l'intensité de l'aurore et je regarde régulièrement sur le site "space weather Canada" pour voir quelles sont les chances d'en voir une dans la nuit qui suit. L'espace, c'est génial !

And I speak about Northern Lights because last week aas a perfect week to see them. Of course, the best day for it, it was snowing, so no need to stay up late, it was a late cause. However, with Mélanie and Maddy (a friend from the U of L), we tried our luck. And we did have some. We saw it at its start so it was very bright. However, it was still pretty impressive. But I couldn't take any pictures. So now, I am Northern Lights hunting! I have alerts coming into my inbox to let me know if there are any chances to see them tonight and how strong they can be. Space is awesome!

Comme je n'ai pas de photos de l'aurore, je vous mets des photos de Joker.
And since I don't have any pics from the Northern Lights, here is Joker:






Il est mignon hein ?

lundi 16 mars 2015

Western dressage.

Petite interruption dans le récit des vacances pour vous parler du dressage western. Comme vous pouvez le comprendre, il s'agit d'un mélange entre les deux pratiques. C'est faire du dressage comme nous le connaissons dans une selle western. Pourquoi je vous en parle ? Eh bien parce que notre coach, Carola, a organisé un mini test pour ses étudiants le premier weekend de mai et que nous avons des sessions de pratique quelques dimanches par mois. Jusque ici, je suis allée à deux sessions, la deuxième ayant eu lieu hier.
Pour ces sessions de pratique, je monte Mandy parce qu'il y a une autre personne qui monte Joker (elle n'a monté que ce cheval et est moins bonne cavalière, sans vouloir me vanter). Je reçois plein de compliments des autres cavalières qui me disent que je monte bien, qu'elles aiment ma posture, que je rends bien à cheval, etc... Ça fait vraiment super plaisir! Mais bon, je suppose que faire de l'équitation anglaise, ça aide. Donc je n'ai pas vraiment de mérite. Bref, je m'amuse bien, même si mon côté perfectionniste quand je monte à cheval fait que j'ai tendance à critiquer ce que je fais plutôt qu'à l'applaudir. Ceci dit, je m'améliore, j'apprends à connaitre Mandy et la séance d'hier s'est beaucoup mieux passée que la première où Mandy avait commencé à chauffer parce que j'avais commencé trop tôt à l'embêter avec le contact et où j'avais du mal à la faire tourner comme je voulais dans les cercles (c'était plus du zigzag qu'autre chose). C'est une jument beaucoup plus sensible que Joker aux aides alors il faut que je fasse attention. Je ne sais pas encore quelle reprise je ferai parce que j'ai un niveau plus avancé en dressage que le reste des cavaliers mais moindre en équitation western. On verra. Pour l'instant, on s’entraîne surtout sur la constance dans les allures.

Small interruption in the story of the holidays to talk to you about western dressage. As you can see and understand, it is a mixture of western riding and dressage. Basically, you do dressage in a western saddle. Why am I talking to you about it? Simply because Carola, our coach, has organised a small testing for us in may and we have been having pratices on Sundays since the beginning of the months. I went to two sessions, the third was yesterday.
For those sessions, I am not riding my dearest Joker, he is being ridden by someone else. But it's ok, I am riding Mandy, and we work pretty well together. I still need to work on a couple of things, because she is much more sensible in the mouth and in the aids than Joker but I am slowly getting better at figuring her out. I still don't know which pattern I am going to do but it's ok. For now, let's focus on her not going crazy when we go in the middle line!

c'est moi en rouge au milieu

samedi 14 mars 2015

Semaine 1 avec Marie ! Week one with the sister.

Salut à tous !

Alors voilà, aujourd'hui (le 21 février), je suis allée déposer ma sœur à l'aéroport de Calgary pour qu'elle puisse rentrer en France. Autant vous dire, nous venons de passer deux semaines des plus intéressantes. Enfin, surtout la seconde. Non pas que la première ne soit pas cool non plus hein. Mais beaucoup moins de choses intéressantes sachant que nous sommes restées à Lethbridge. Et que bon, Lethbridge, ce n'est pas la ville canadienne la plus vivante qui existe. 

J'ai donc récupéré Marie le dimanche 8 à l'aéroport (j'avais loué une petite Fiat500 toute moche mais bien pratique) et nous avons passé la nuit à Calgary pour ensuite aller nous promener du côté de Banff. Le gros inconvénient de l'hiver, c'est que des routes qui pourrait être magnifiques à voir sont fermées. Mais cela dit, entre l'automne et l'hiver, le décor change énormément. Et je crois que j'ai toujours eu un faible pour les paysages enneigés (surtout quand il y a des montagnes). Mais je ne vais pas trop m'attarder sur ce sujet, vous avez vu les photos et vous pouvez faire des comparaisons avec mon mini road-trip du mois d'octobre ! Et le soir, on est rentrée sur Lethbridge.









tremplin olympique !
Pas besoin de vous raconter l'emploi du temps à la minute, le lendemain a été tranquille, une amie à moi, Amber, nous a gentiment accompagnées à la location pour rendre la voiture (cette fille est juste trop géniale) et après, j'ai repris un peu le boulot (pour pas grand chose, je n'ai eu que trois étudiants à l'atelier de conversation) et voilà. Le mercredi, après avoir fait mon cours, nous avons mangé avec une collègue (on a eu un repas avec chacun d'entre eux, ils voulaient tous rencontrer Marie) et nous sommes allées à Lammle's pour acheter des bottes western et tout l'équipement (ou presque). Elle vous montrera en France. Ses bottes, se sont des mini-moi ! On dirait des chaussures d'enfant tellement elles paraissent petites. Bref, on a dévalisé le magasin. Mon compte en banque n'est pas très content avec moi en ce moment...

Et puis, le jeudi, nous sommes juste allées monter à cheval. Marie a testé Mandy. C'était drôle parce que Carola me disait en anglais ce qu'il fallait que Marie fasse afin que je traduise en français. Marie comprenait mais parfois c'est compliqué de suivre les instructions dans une langue étrangère surtout avec un sport aussi imprévisible que l'équitation.



Le vendredi de la première semaine, toujours, nous sommes allées récupérer la voiture grâce à l'aide de Amber (encore une fois) et nous sommes allées au Galt Museum l'après-midi. Ce n'est pas très grand, mais la boutique de souvenirs est une mine ! Ça donne plein d'idées ! Le soir, dîner chez Mélanie avec Tabitha. J'ai tenté un cake salé saumon/fromage. C'était pas mauvais mais ça ne cassait pas trois pâtes à un canard.
Après cette soirée, nous avons récupéré les filles (Coralie et Catarina). Elles resteront avec nous jusqu'à la fin de la semaine qui suit. Cette journée du samedi était des plus agréables ! Nous sommes allées à Head Smashed-In Buffalo Jump qui est un site inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO et qui se situe sur les terres de la tribu indienne Blackfoot. Je crois que c'était un des moments les plus marquants de notre semaine à voyager. Au musée, nous avons décidé de suivre le guide indien qui était mis à disposition. Personne d'autre ne l'a fait. Sur la vingtaine de visiteurs à ce moment, nous avons été les seules à écouter et suivre ce monsieur. Et nous avons bien fait. Je trouve ça dommage que les Canadiens ne s'intéressent pas à ce que les premiers habitants de leur pays ont à raconter. Et nous avons appris plein de choses !

La première, c'est son nom "Little Leaf". Ensuite, le site est un endroit où les Indiens chassait le bison. Le musée est dédié à cette pratique. Little Leaf nous a parlé de beaucoup de choses. Il nous a parlé des écoles résidentielles dans lesquelles il a été scolarisé. C'est école avait un but d'assimilation de la population indienne. Il nous a raconté comment, quand il est arrivé, ses longues tresses ont été coupées, comment, quand il parlait peigan (nom de sa tribu et de sa langue) il recevait des punitions corporelles. Il nous expliquait l'atmosphère de peur permanente qui existait dans les écoles. Peur d'être puni pour ce qu'ils sont, pour ce qu'ils représentent. Malheureusement, le Canada n'était pas le seul pays touché par ces méthodes peu orthodoxes. On voit le même processus en Nouvelle-Zélande, en Australie... Même la France a vécu une période d'assimilation des cultures régionales. Et le plus épatant dans tout cela, c'est qu'il n'y a aucune rancœur chez ce monsieur. Aucune amertume et aucune haine envers les gens. Certes, quand il évoque cette partie de son histoire, il y a de l'émotion et une certaine tristesse mais pas de rancune. Ce qui est le contraire pour beaucoup d'autres personnes. Ce que je comprends. Et je l'ai déjà évoqué dans mon article précédent. Nous avons tellement appris de ce monsieur, nous avons passé plus de deux heures avec lui. Il était passionnant. Au delà des bisons, nous avons parlé de la façon dont un indien obtient son nom et par peur de mal reproduire ses paroles, je vais résumer assez rapidement : dans la culture peigane, il y a deux moyens d'acquérir son nom. Le premier, c'est une sorte de baptême avec la présence du père. Le seconde, on le fait quand on est plus âgé et l'individu s'isole pendant quatre jours dans la nature avec juste de l'eau. A la fin des quatre jours, la personne retourne au village et raconte ses visions aux anciens du village. Et si j'ai bien compris, la dernière vision devient le nom attribué à la personne (ou alors la vision la plus significative). Cela dit, nous avons tellement discuté avec lui, et même si je comprends l'anglais assez bien, je ne suis pas sûre d'avoir compris en détails ce qu'il nous a raconté.





Maintenant, parlons de Buffalo Jump. C'est un endroit où les Indiens chassaient le bison. En les faisant sauter d'une falaise ou d'une colline escarpée. Sympathique hein ? Les bisons étaient éminemment utiles à la population des plaines. Avec la peau, ils faisaient des vêtements, avec les os, des outils ou des "bijoux", je n'ai pas besoin de vous faire un dessin pour vous dire à quoi servait la viande et ils mangeaient le fois et je ne sais plus quel autre organe crus parce qu'ils sont source de protéines. On a vraiment appris plein de choses. J'y retournerai quand Céline viendra. Elle doit absolument y aller. Et j'espère que Little Leaf sera encore là.
Le soir de cette même journée, nous sommes allées voir un match de hockey avec l'équipe de Lethbridge, les Hurricanes. C'est marrant parce qu'avec Marie, juste par esprit de contradiction, nous étions pour l'équipe adverse ! Mais Saskatoon a perdu... C'était chouette cependant, d'aller voir un match. Mais j'ai jamais eu autant de difficultés à prendre des photos tellement ça va vite !






Voilà pour la première semaine,

Je suis tellement lente que je vais faire cet article en deux parties. Sinon, je crois que certaines personnes vont me trucider pour le manque de mises à jour.

Camille

dimanche 1 mars 2015

Pow Wow

Hi everybody,

While I make you wait for the story of my sister in Canada, I would like to write a short article about my first pow wow. Amongst Native populations, this pow wow can't be considered a real one because there is an entrance fee. But we went anyway. I was kindly invited by Inge, a colleague of mine, the same person who introduced me to western riding.
We arrived around 6.50pm and went back home around 10.15pm. I spent three magnificent hours. The arena was composed of 90% of Native people. It is not an event for tourists and we can see it. And it's the best that can be in such a situation.
When a foreigner wants to discover the primary cultures of a country (whether it is here, in New Zealand or in Peru for my experiences), it is often a staged situation in which Native people from the country make a display of their cultural danses, songs, musics... And you can only feel like it is fake. Not that the people performing are fake, but that the cultural context and spontaneity is missing and that you cannot go beyond what you see at that particular moment as a tourist. And I find this situation so uncomfortable. I always feel like I'm strengthening the gap between the image of the White coloniser (that, despite of what people say, we still carry upon our shoulders whether we want it or not, whether we are from the country or not. We are white, for most Natives from any country, we are seen as colonisers. Period. Even if I know, it is  not true for everybody) and the peoples I have an interest in. How can I be genuinely interested if I go to those shows? It's kind of a vicious circle because sometimes, and especially when White, it's very difficult to approach those cultures. Now, I'm not saying that, just because I show an interest these cultures should welcome me within their community with open arms. Not at all. I actually understand where they come from. How do you expect, even if you had nothing to do with, peoples that have been almost wiped out from this earth by White settlers to trust you and take you in? Also, I'm very shy, so it doesn't really help either. All this to say that we didn't go to that kind of staged show. It wasn't made for tourists and it was even better! Those people were dancing for themselves and not for the appreciation of a narrow minded White tourist (which I might look like when taking about this evening. I can't do much about this but trying to learn as much as I can and have an interest in those peoples).
We saw several dances, lots of dresses and clothing high in colours (not a big fan of the neon colours though, but the clothes have been made by hand and it's often the grandmother who saws the colthing! It is a huge amount of work!) and we heard a lot of music (I could listen to Native chants for hours). So, following, a few videos of my exceptionnal evening.





(well, pictures, it takes time to download the videos and I wanna post that article/ Bon, ça sera les photos pour l'instant, je vais poster l'article et les vidéos prennent du temps au téléchargement)


en français :

Pendant que je vous fais patienter pour avoir les récits de la visite de ma sœur, je voudrais écrire un petit article sur mon premier pow wow. Pour certains Natifs du coin, ce pow wow n’est pas digne car il y a un prix pour entrer. Ce qui n’est pas le cas pour un pow wow « normal ». Ceci dit, c’est une expérience à ne pas manquer, surtout quand on est dans le pays que pour une année. Mais nous y sommes quand même allées. J’ai été gentiment invitée par Inge, cette même collègue grâce à qui je monte western.
Nous sommes arrivées vers 18h50 et sommes reparties vers 22h15. J’ai passé trois superbes heures à regarder autour de moi. La salle était remplie à 90% de Natifs Nord-Américains. Ce n’est pas un événement à touristes et ça se voit ! Je n’aurais pas pu demander mieux.
Quand un étranger souhaite découvrir les cultures premières d’un pays (que ce soit ici, en Nouvelle-Zélande ou au Pérou), on se retrouve souvent assis devant une scène à regarder un spectacle monté de toute pièce pour les touristes et qui étale des danses, des musiques, des chansons d’une culture. Et on ne peut que se dire que c’est contrefait. Non pas que les gens qui sont sur scène sont faux, mais ces danses, chansons, musiques sont sorties de leur contexte d’origine et que cela manque de spontanéité. Nous sommes bloqués devant ce que nous voyons et le contact culturel ne peut aller plus loin. Nous restons le touriste qui se divertit devant un spectacle exotique parce que différent. Et je trouve cette situation des plus inconfortables ! J’ai toujours le sentiment que je fais partie de ces gens qui participent à l’agrandissement du fossé entre l’image colonialiste du Blanc (que nous porterons toute notre vie qu’on le veuille ou non et dans tout pays qui comporte une population qui a été colonisée dans le passé. Dans certains pays et pour certaines personnes, nous serons toujours vus comme les colonisateurs. Blanc = colonisateur. Même si il y a des exceptions) et ces peuples qui m’intéressent. Comment puis-je être sincèrement intéressée si je vais à ces spectacles ? C’est une forme de cercle vicieux parce qu’il est difficile d’approcher ces cultures, encore plus si l’on est Blanc. Alors, attention, ne me méprenez pas, je ne suis pas en train de dire que, parce que je leur porte un intérêt, ces populations devraient m’accueillir à bras ouverts dans leurs communautés. Bien au contraire. Je comprends leur réticence. Comment pourriez-vous faire confiance aux descendants de ceux qui ont presque réduis votre culture et votre population à néant ? Même s’il s’agit du passé, les blessures restent encore présentes. En plus, je suis assez timide avec les gens que je ne connais pas et qui m'intéressent. Alors, ça n'aide pas beaucoup à aller vers les autres... Et dans le cas du Canada, je n’ai pas l’impression que le gouvernement soit très préoccupé par les populations Natives.
Tout cela pour dire que ce n’était pas un spectacle à touristes et que j’en suis ravie. Ces gens dansaient pour eux et parmi eux et non pas pour faire plaisir à un petit touriste étroit d’esprit qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Peut-être que c’est l’image que je vais donner, mais je ne peux pas faire grand-chose, hormis essayer d’en apprendre le plus possible sur ces gens et nous intéresser à eux.

Un peu plus haut, les vidéos de ma soirée.

Camille